Cultiver le toit des collèges avec Veni Verdi

Cultiver le toit des collèges avec Veni Verdi

Cultiver en ville, notamment dans une ville à très forte densité comme Paris, représente à la fois un défi technique et des enjeux environnementaux, alimentaires et sociaux forts. Sur le toit de collèges parisiens, l’association Veni Verdi crée des potagers urbains et vise à stimuler dès le plus jeune âge le rapport du citadin au végétal, à son alimentation et à la société.

Comment cultiver sur un toit ? Pourquoi cultiver sur un établissement scolaire ? J’ai rencontré Théodore, responsable du potager du collège Germaine Tillion, dans le 12e arrondissement de Paris.

Excursion sur le toit du collège Germaine Tillion

Veni Verdi, kézaco ?

L’association

Veni Verdi est une association qui crée des jardins en milieu urbain, dans un but de formation et de partage. Depuis 2010, plusieurs potagers et micro-fermes (dont cinq en milieu scolaire) ont été montés et animés par l’association, ses responsables de site, les élèves et les bénévoles.

Au-delà de l’aménagement de jardins urbains, les activités de l’association sont variées :

  • animations pédagogiques dans les écoles et collèges
  • vente de la production
  • aide à la création de jardins partagés pour les collectivités et les bailleurs sociaux
  • formations découvertes ou professionnalisantes, autour de la biologie végétale et de l’agriculture urbaine (plus de détails sur leur site internet)

Les sites

Les sites se situent à Paris et se répartissent principalement dans l’est de la ville. Si les sites sont gérés par des responsables différent·e·s, ils ont tous en commun la même logique de culture (aucun intrant chimique) et leur raison d’être réside dans le partage et la pédagogie.

J’ai visité celui du collège Germaine Tillion, dans le 12e arrondissement et j’y ai rencontré Théodore, en charge du développement et de l’animation de ce jardi. Après une formation en économie et des expériences dans la culture, il cherchait à travailler dans l’agriculture : il a d’abord rejoint l’association Veni Verdi en qualité de bénévole, puis service civique, avant d’être salarié et responsable du site. Il est accompagné de Thomas, qui vient de débuter un service civique.

Plan des établissements scolaires verdis par l’association.
Source : Veni Verdi

RDV sur le toît du collège Germaine Tillion

Le potager se situe à l’intérieur du collège, sur le toit de l’établissement. Les 1130m² se répartissent sur plusieurs niveaux, dont la moitié a déjà été aménagée. Le toit du collège a été proposé par la ville de Paris en 2018, lors de la deuxième session de l’appel à projet Parisculteurs, programme qui vise à végétaliser la ville de Paris.

Veni Verdi a remporté l’appel d’offre grâce à son projet mêlant agriculture et pédagogie et ses expériences d’agricultures urbaines en milieu scolaire.

Après des travaux entre 2018 et 2019, l’installation a pu commencer en mai 2019. Il y a eu quelques récoltes l’an dernier et Théodore entame sa première saison complète cette année.

Comment cultiver sur un toit ?

Cultiver en ville

Cultiver en ville n’est pas un phénomène nouveau, l’agriculture étant essentielle à l’activité humaine et ayant permis la sédentarisation. La nouveauté concerne davantage les nouvelles formes et nouveaux espaces d’agriculture urbaine, comme les toits.

Ce retour à la ville s’accompagne en effet de contraintes : le foncier est cher, il y a peu d’espace, les terres peuvent être polluées par les activités humaines et industrielles. Avant de cultiver en pleine terre, il convient de se renseigner sur l’historique du sol et de faire une analyse des polluants pouvant se retrouver dans les fruits et légumes consommés.

En sol ou sur un toit, il faut également surveiller la qualité de l’eau d’irrigation : l’eau récupérée peut avoir ruisselé sur les toitures en zinc et être chargée en pollution. Idem pour le compost : il faut éviter de composter les plantes polluées, même s’il est efficace pour se débarasser de certains polluants.

Si vous souhaitez creuser plus en détail ce sujet, fablabo y a consacré un article très complet et passionnant ! Nous allons également bientôt dédier un article à l’agriculture urbaine 🙂

Spécificités de la culture en toit

En plus des contraintes inhérentes à la ville, cultiver sur un toit nécessite un véritable aménagement. D’importants travaux ont par exemple été réalisés pour préserver l’étanchéité du toît. La portance est également à prendre en compte : il faut répartir le poids sur le toit et choisir un substrat (un mélange de terre) qui n’est pas trop lourd. À Germaine Tillion, le choix s’est porté sur une association de broyat (bois broyé) et de compost, plus léger que la terre, provenant de plateformes qui recyclent les déchets verts.

Il y a également des contraintes logistiques : toutes les matières doivent être montées sur le toit ! Ainsi, tout le substrat et le bois de construction (pour bacs et zones de culture) ont du traverser le collège pour être amenés jusqu’en haut, ce qui met plus de temps que lorsqu’on vient directement déverser en bordure de champ.

Enfin, les conditions climatiques diffèrent d’une culture plein sol, avec beaucoup plus de vent ! Pour s’adapter aux conditions venteuses, qui diminuent la productivité des récoltes, Théodore et Thomas sont en réflexion pour mettre en place des bacs avec des arbres sur les bordures, pour créer un effet brise-vent. Dans ce cadre, il faut aussi étudier la compatibilité de la solution avec l’étanchéité du toit, que les racines des arbres pourraient endommager.

Qu’est-ce qui est cultivé ?

Le toit est végétalisé depuis peu : 2020 sera la première saison complète, même si 2019 a déjà été riche en fraisiers, framboisiers, cucurbitacées en tout genre… et le plan de culture est déjà bien rempli en 2020, entre maïs, haricot, courges, poireaux, roquette, oignon, laitue, carottes, betteraves, etc. et même quelques fruitiers supplémentaires (cassis, vigne, kiwi…).

Ce plan favorise la diversité en incluant également des plantes non directement comestibles, pour différentes raisons :

  • créer de la biomasse ou du paillage ;
  • effets de type push-pull : concentrer les nuisibles sur d’autres plantes ou au contraire s’en servir pour éloigner les nuisibles. Par exemple, en plantant les oeillets avec les tomates, on peut éloigner les nématodes des racines.

Les récoltes sont ensuite vendues, principalement à but de communication sur les activités de l’association et de rencontre des habitant·e·s. L’activité maraîchère n’est pas vivrière : ces ventes représentent moins de 5% du budget du potager.

Pourquoi cultiver en milieu urbain ?

Nourrir la ville

J’ai demandé à Théodore s’il pensait que l’agriculture urbaine pouvait nourrir la ville :

“Bien sûr que non, l’agriculture urbaine ne va pas nourrir la ville, mais par contre il faut pouvoir produire de la nourriture en ville, autant que possible. Je ne sais pas quelle part de la nourriture on va finir par produire et quelle part on peut produire mais ça ne sera jamais 100% des besoins, c’est impossible.

 

Et il y a aussi plusieurs types d’agriculture. Par exemple tous les restaurants collectifs qui nourrissent tous les midis des centaines ou des milliers de personnes, ça n’est pas la même agriculture ! Nous on fait notre petit jardin et on peut nourrir quelques dizaines de familles maximum, et encore. Ce n’est pas du tout pareil, et il ne faut pas opposer les différents types d’agriculture. Il y a les agricultures très productives, qui produisent vraiment du volume et des agricultures un peu plus vivrières. Nous là ce que l’on fait c’est plus sur le modèle de l’agriculture vivrière avec une diversité de production mais des petits volumes.

 

Après, dans l’agriculture urbaine, il y a des projets très technologiques, très high-tech, avec lumière artificielle, en intérieur, on contrôle complètement l’environnement, avec des systèmes aquaponiques, hydroponiques, donc il y a des solutions qui sûrement marchent bien et doivent être très productifs, mais là encore il faut essayer, car tout est à tester. Quoi qu’il arrive, plus on produit de nourriture en ville, mieux c’est selon moi.”

Si cultiver en ville permet de contribuer à l’autonomie alimentaire des milieux urbains, il est illusoire d’imaginer une totale autonomie sans prendre également en compte les milieux périurbains et ruraux. Ses premiers effets se voient cependant dans d’autres défis : maintien de la biodiversité, valorisation des déchets, rétention d’eau…

Pédagogie

Dans le cadre de Veni Verdi, le but principal des jardins urbains réside dans la pédagogie et l’échange avec l’établissement scolaire. Des projets en classes sont réalisés en collaboration avec des professeur·e·s, parmi lesquels :

  • ateliers en classe sur les oiseaux (fabrication de mangeoire, apprendre à reconnaître les oiseaux et leurs habitudes de vie) ;
  • mise en place d’un compostage : sensibilisation dans les classes pour inviter les élèves à ramener au moins une fois par mois leurs déchets ;
  • création d’un club jardin sur le temps du midi.

L’objectif est de multiplier les moments hors temps scolaire, pour favoriser l’autonomie et les projets personnels des collégien·e·s.

Le projet permet aussi de montrer aux élèves d’où provient ce qu’ils mangent au quotidien : la terre ! Si certains sont rebutés par la salade qui pousse dans le caca de ver de terre, ils comprennent peu à peu :

“C’est important de ne pas être trop moralisateur, j’essaie juste de leur faire prendre conscience d’où ça vient et que c’est précieux parce que ça met du temps à venir. De leur faire comprendre combien de temps on met pour avoir une tomate : s’ils comprennent ça et qu’ils le constatent de leurs propres yeux, peut-être qu’ils feront un peu plus attention.”

Créer des liens

En dehors du collège, l’association crée également de nombreux liens, parmi lesquels :

  • accueil hebdomadaire de bénévoles (principalement des personnes en reconversion pour le site de Germaine Tillion) ;
  • plus ponctuellement, accueil et conseil de particuliers ou d’entreprises qui se lancent et cherchent des conseils ;
  • sensibilisation du voisinage lors des événements ou ventes ;
  • participation aux 48h de l’agriculture urbaine organisées par La Sauge ;
  • échanges de pratiques, de matériels ou de bénévolat avec d’autres acteur·trice·s de l’agriculture urbaine comme Cycloponics (qui les fournit en mycelium) ou Pépins production (fourniture de plan).

En somme : une position entre particuliers, entreprises, collectivités, qui touche tous les âges et une multitude de parcours.

Face aux nouveaux défis urbains, les toits, qui représentent 32% des surfaces urbaines, sont une réelle opportunité pour rendre les villes plus durables. Cultiver sur un toit est un véritable défi technique, ne devant pas nuire à l’étanchéité de la toiture et respecter ses contraintes de portance. Cultiver en ville nécessite de réfléchir au “Comment”, c’est-à-dire d’adapter les techniques de cultures et choix de substrats, tout en étant attentif à son évolution dans le temps. 

Veni Verdi a pour but principal de partager et transmettre, principalement aux enfants. Faire comprendre d’où provient ce que l’on mange, faire le lien avec ce les apprentissages scolaires, et plus globalement se mettre en action. Pourquoi cultiver en ville ? Le jardin représente ici un lien social, entre habitant·e·s du quartiers, parents, enfants, bénévoles, membres de l’association ; c’est une bonne fin et bon moyen de faire bouger les choses.

Un grand merci à Théodore et Thomas de m’avoir accueillie au sein du collège, accordé du temps et surtout d’avoir répondu à mes questions de néophyte 🙂

Pour aller plus loin

  • Veni Verdi, bien sûr, pour découvrir leurs actions, leurs différents sites, soutenir l’association et peut-être même s’engager dans du bénévolat ?
  • Les Pariculteurs, pour parcourir les nouveaux appels à projet et les lauréats des éditions précédentes ;
  • Les 48h de l’agriculture urbaine, pour en apprendre davantage sur les cultures en ville ;
  • Une petite BD en ligne sur le site TheConversation, par Mathieu Ughetti et Baptiste Grard, sur un projet de recherche de culture maraîchère en toiture. On y cite Veni Verdi, et on apprend beaucoup, de manière ludique, sur les contraintes et enjeux de cultiver sur les toits ;
  • Pour les aficionados des podcasts, une interview de membres et bénévoles de l’association Veni Verdi, disponible sur le site de VIVREfm.

Quels MOOCs suivre début 2020 ?

Quels MOOCs suivre début 2020 ?

Désormais très connus grâce aux plateformes Coursera ou encore France Université Numérique, les MOOCs, pour “Massive Open Online Courses” (ou encore “cours en ligne ouvert et massif” en français), sont des formations ouvertes à tou·te·s, disponibles en ligne pendant une période limitée dans le temps ou toute l’année. Ces supports interactifs sont l’occasion rêvée de se former à distance sur des problématiques diversifiées. Certains MOOCs fonctionnent sur le même principe que les formations présentielles : ils ne sont disponibles que de façon limitée dans le temps, formant des promotions d’apprenants.

Pour ne pas louper les dates, on vous partage ici les MOOCs à ne pas manquer en ce début d’année 2020 ! Et pour les têtes en l’air et les retardataires, on vous a également sélectionné des cours disponibles toute l’année.

Nous vous proposons sur cette page une liste de cours sur nos thématiques préférées, notamment : l’agriculture, le développement durable, la transition écologique, la consommation et les formes d’organisation sociales.

N’hésitez pas à nous suggérer des ajouts dans les commentaires !

Vite ! Les MOOCs du premier trimestre 2020 (et leurs dates)

Cliquez sur les  pour voir les MOOCs sur la thématique de votre choix 🙂

 

Agriculture
Agroécologie

Ce cours sur l’agroécologie, qui en est à sa 5e session, est proposé par Agreenium, l’institut agronomique, vétérinaire et forestier de France via la plateforme FUN. Au programme : l’émergence de l’agro-écologie, les différentes approches et mises en oeuvre pratiques ainsi que la transition agro-écologique. À la fin, il y a même un travail d’enquête pour les participants ! Ce MOOC est particulièrement intéressant car il a été conçu par une équipe très pluridisciplinaire : agronome, anthropologue, zootechnicienne, ecologue, sociologue, économiste.

Détails pratiques :

  • du 31/01/2020 au 16/03/2020
  • fin d’inscription le 20/02/2020
  • 4h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Les techniques d’irrigation

L’Université de Liège propose, elle aussi sur FUN, un cours sur les enjeux et les techniques de l’irrigation, avec une mise en pratique grâce aux retours d’acteurs sur le terrain. Irrigation gravitaire, irrigation par aspersion, micro-irrigation : les différentes méthodes sont détaillées et remises en contexte selon les besoins.

Détails pratiques :

  • du 03/02/2020 au 06/04/2020
  • fin d’inscription le 03/04/2020
  • 4h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Coopération agricole

AgroParis Tech propose (pour une 5e session) un cours sur le fonctionnement d’une coopérative agricole, sous divers formats (cours, témoignages, exercices, serious games). L’objectif ? Mieux comprendre les grands principes et l’histoire du mouvement coopératif, les métiers dans l’agriculture…

Détails pratiques :

  • du 09/03/2020 au 12/04/2020
  • fin d’inscription le 12/04/2020
  • 1 à 2h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Semences végétales : quels enjeux pour notre avenir ?

Ce cours, présenté par agrocampus Ouest, s’attache aux enjeux des semences et des plants en revenant aux basiques : diversité des semences, sélection, culture. Il traite également au cours de ces 6 semaines de cours des questions de qualité, contrôle et des aspects juridiques et de propriétés intellectuelles sur le sujet.

Détails pratiques :

  • du 18/03/2020 au 28/05/2020
  • fin d’inscription le 21/05/2020
  • 2h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Agricultures urbaines

Porté par Agreenium, ce MOOC (première session !) vise à apporter des connaissances non seulement techniques, mais aussi économiques pour la mise en place d’une activité professionnelle viable en agriculture urbaine. Pour cela, il s’attache au contexte et enjeux de l’agriculture urbaine et présente un état des lieux des bonnes pratiques en France.

 Détails pratiques :

  • du 13/04/2020 au 20/07/2020
  • fin d’inscription le 03/05/2020
  • 2h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Economie et développement durable
L’Économie circulaire : une transition incontournable

Ce MOOC sur l’économie circulaire est proposé par l’institut québecois EDDEC (Environnement, Développement Durable, Economie Circulaire) et part du constat que notre modèle économique en croissance perpétuelle ne peut pas correspondre aux ressources fixes de notre planète. Il s’agit ici de comprendre l’alternative de production qu’est l’économie circulaire et son application : à la fois dans les entreprises, mais aussi pour les consommateurs, et jusque dans les villes et les territoires.

Détails pratiques :

  • du 03/02/2020 au 23/03/2020
  • fin d’inscription le 09/03/2020
  • 30 heures de cours, 4h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Biomasse et Chimie Verte

L’Université de Liège nous présente les voies d’évolution verte de la chimie (biomasse, déchets, micro-algues) et la manière technique de convertir ces ressources. Ce cours sur la biomasse est très orientée chimie, mais elle aborde également les aspects économiques et commerciaux de conversion.

Détails pratiques :

  • du 03/02/2020 au 13/04/2020
  • fin d’inscription le 12/04/2020
  • 3h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire même si des bases de chimie peuvent aider à approfondir
Comprendre et analyser les enjeux et les actions du développement durable

Proposé par Objectif 2030 (initiative de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable), cette formation développement durable a été suivie par presque 25 000 francophones. Comme son titre l’indique, le cours réalise un panorama sur les questions du développement durable : concept, outils, étude de cas pratique, création d’une entreprise verte, entre autres !

Détails pratiques :

  • du 03/02/2020 au 29/03/2020
  • 8 semaines
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Économie et gestion de l’environnement et des ressources naturelles

Cette formation de gestion de l’environnement et des ressources naturelles fait également partie du programme d’Objectif 2030 et de l’Université Senghor. Face aux divers défis environnementaux et aux problèmes sociaux associés, quelle démarche adopter ? L’économie de l’environnement et des ressources naturelles tente de répondre à ces questions et de contribuer à la mise en place de politiques et d’institutions pour encadrer les comportements néfastes pour l’environnement.

Détails pratiques :

  • du 08/06/2020 au 05/07/2020
  • 4 semaines
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Évaluation environnementale des politiques et programmes de développement

Toujours co-construit par Objectif 2030 et de l’Université Senghor (promis, après on arrête !), ce cours évoque la durabilité des projets de développement et de la prise en compte systématique de la protection de l’environnement. Il traite notamment de l’évaluation environnementale et sociale pour la prise de décision, sous la forme d’outils et de méthodologies (analyse systémique, gestion de conséquences).

Détails pratiques :

  • du 31/08/2020 au 25/10/2020
  • 8 semaines
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Environnement
La participation du public dans le champ environnemental

Le saviez-vous : selon la charte de l’environnement, chaque citoyen·ne a le droit d’être informé et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. Ce MOOC détaille, pour une 6ème session, ces ordonnances et les moyens de participations, en amont (débats publics) et en aval (enquête publique)

Détails pratiques :

  • du 13/01/2020 au 23/02/2020
  • fin d’inscription le 14/02/2020
  • 3h par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Droit et protection de l’environnement

Initiative portée par Objectif 2030 et l’Université Senghor, ce cours vise à donner des clés en matière de respect de mise en oeuvre des politiques publiques environnementales. Le droit de l’environnement est une discipline récente en fort développement, qui gagne à être promu, notamment grâce à l’éducation de tout un chacun.

Détails pratiques :

  • du 04/05/2020 au 07/06/2020
  • 6 modules, 1 ou 2 modules par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Habitat & Energie

Les cours proposés ci-dessous sont portés par la plateforme MOOC Bâtiment Durable.

Construire en terre crue aujourd’hui

Ce cours s’adresse aux professionnels du bâtiment mais aussi à tout particulier curieux ou ayant un projet de construction. La terre crue est un matériau écologique, qui a de nombreuses spécificités et des techniques de construction variées.

Détails pratiques :

  • du 07/01/2020 au 11/02/2020
  • 1h30 à 2h30 par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Découvrir le bâtiment biosourcé

La troisième session de ce MOOC permet de se sensibiliser la variété des solutions biosourcés ainsi que leurs atouts.

Détails pratiques :

  • du 25/02/2020 au 10/04/2020
  • date limite d’inscription le 03/04/2020
  • 1h à 1h30 par semaine
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire

Pas encore ouverts : les cours à surveiller de près

Animaux
Vivre avec les autres animaux

L’UVED (pour Université Virtuelle Environnement  et Développement Durable) est l’une des universités numériques thématiques françaises et propose régulièrement des contenus de qualité. Ce cours a été construit par une des plus grandes primatologues du monde, Sabrina Krief, et Joséphine Lesur, archéozoologue. Au programme : comment définir les animaux, étude et histoire de nos relations avec eux, et ouverture des perspectives pour définir les bases de nos relations de demain.

Détails pratiques :

  • 3 semaines de cours, 27 vidéos
  • 1er trimestre 2020
Transition écologique
Métiers de la transition écologique

L’UVED (toujours) propose, à l’aide de la sociologue Dominique Méda, de faire un panorama des métiers liés à la transition écologique dans ce MOOC. Le cours présentera les différents métiers et formations dans différents secteurs d’activités directement liés ou non à la transition écologique. Des projets seront aussi détaillés pour rendre les métiers plus concrets.

Détails pratiques :

  • 4 semaines de cours
  • le MOOC s’adresse prioritairement aux lycéens, mais il doit également être intéressant pour la culture personnelle et la reconversion

 

Les MOOCs disponibles toute l’année

Agriculture
Santé des plantes : de l’observation au diagnostic

Ce MOOC, conçu par Agrocampus Ouest et la Société Nationale d’Horticulture de France aide à comprendre le fonctionnement des plantes : identifiation des ravageurs, des maladies, relation plante-animal… Proposé sur FUN, il n’y a pour l’instant pas de session ouverte, mais il est possible de revoir les vidéos sur le site d’Agreenium. Il s’adresse aux professionnels, aux jardiniers occasionnels et aux curieux.

Détails pratiques :

  • 6 semaines de cours (~ 1h/semaine)
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Consommation
Zéro Déchet

Lancé en septembre 2019 sous un format hybride (en ligne, mais aussi des conférences et des rencontres), le MOOC Zéro Déchet a été co-construit par Zero Waste France et l’Université des Colibris. Le MOOC est assez ludique grâce à des contenus variés (fiches pratiques, exercices… mais surtout des défis à la fin de chacun des 12 modules (faire sa lessive maison par exemple) !

Détails pratiques :

  • 12h de formation en ligne environ
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Alimentation saine & durable : le coaching

L’association Génération Cobayes nous propose avec ce cours sur l’alimentation de décrypter notre façon de nous nourrir pour limiter notre exposition aux éléments exogènes (perturbateurs endocriniens notamment), s’informer sur l’impact de notre alimentation en termes environnementaux et surtout nous donner des astuces et des conseils sur la façon de se nourrir sainement et simplement, avec notamment des vidéos recettes.

Détails pratiques :

  • 3 modules de 45mn environ
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Climat
Energie et climat

Le MOOC Energie et Climat, construit par Avenir Climatique et l’association Bilan Carbone en 2017, se décompose en 3 saisons : une sur la compréhension du changement climatique, composée de 5 vidéos d’une quinzaine de minutes, une sur le CO2 et l’utilité du bilan carbone et un dernier volet consacrée aux freins de la transition. À la fin, les connaissances peuvent être testées à l’aide d’un quizz.

Détails pratiques :

  • 5h de formation en ligne environ
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire
Habitat & Energie
Concevoir une oasis

Ce “parcours citoyen”, créé (en toute logique) par l’Université des Colibris, se décompose en 3 modules :

  • Le premier module s’intéresse à l’émergence du projet en revenant sur le concept d’oasis et la clarification de la raison d’être d’un tel projet, à l’aide d’étude de cas
  • Le second module est dédiée à l’aspect humain d’un projet d’oasis et donne des clés et des outils pour gérer les relations dans ce cadre (gestion des conflits, communication interpersonnelle, intégration des personnes…)
  • Enfin, après avoir traité le facteur humain, le troisième module se concentre sur le montage technique du projet, avec les aspects juridiques et financiers, mais aussi architecturaux et de gestion des ressources.

Cette série de cours a été conçue par des formateur·trice·s divers·es : fondateur·trice·s d’oasis, spécialistes en permaculture, avocat·e·s…

Détails pratiques :

  • 3h pour le premier module, 4h pour le suivant
  • gratuit, pas de prérequis nécessaire

Liste (non exhaustive) d’organismes proposant des MOOCs

Les plateformes généralistes

De nombreuses plateformes se sont spécialisées dans la mise en ligne de MOOC conçus par des universités ou des organismes. Ces plateformes présentent l’avantage d’avoir un contenu diversifié et varié dans le temps. Les plus connues sont FUN (pour France Université Numérique), Coursera, edX.

Moins connu en France, Edulib, qui résulte d’un consortium entre des universités francophones de Montréal, propose également de nombreux cours.

Nous avons ici fait le choix de vous présenter des cours entièrement gratuits, mais certains cours des plateformes généralistes sont payants. D’autres peuvent être suivis gratuitement, mais l’attestation de réussite du cours ne peut être obtenue qu’en déboursant de l’argent (notamment sur Coursera).

Les sites thématiques

Il existe également des universités ou sites thématiques, qui proposent des cours temporaires (sous le format de MOOC) ou des parcours disponibles toute l’année. Il est donc intéressant de voir régulièrement les nouveautés de leur programme !

En voici le détail (par ordre alphabétique) :

MOOC Bâtiment durable

La plateforme MOOC Bâtiment Durable est  issue d’un projet collaboratif de l’ensemble des professionnels de la filière bâtiment, du Plan Bâtiment Durable et de l’ADEME. Elle a pour objectif de sensibiliser les professionnels du bâtiment et de l’immobilier aux thématiques de la transition énergétique ; et de partager au grand public les enjeux de ce types de bâtiment, notamment sur des problématiques privées (rénovation énergétiques des logements par exemple).

Objectif 2030

Les cours d’Objectifs 2030 se concentrent sur le développement durable, l’économie de l’environnement et l’évaluation environnementale, toujours dans un souci d’inclusion sociale. La plateforme est une initiative de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), et la plupart des cours sont co-construits avec l’Université Senghor d’Alexandrie. En 2019, près de 38 000 apprenant·e·s, issu·e·s de 53 pays, ont suivi leurs cours.

Telaformation

Portée par Telabotanica, le réseau des botanistes francophones, le site Telaformation est parfait pour s’initier à la botanique et découvrir la richesse de la biodiversité. Plus de 60 000 personnes sont inscrites sur la plateforme, et en apprennent plus sur le monde végétal grâce à un réseau de 42 000 telabotanistes issu·e·s de parcours divers (associatifs, recherche, privé).

Université des Colibris

L’Université des colibris propose de nombreux contenus, tant par leur forme (parcours en ligne de quelques heures, MOOCs de plusieurs semaines, stages ou formations, cursus longs) que par leur thème (éducation positive et bienveillante, sobriété énergétique, agriculture vivrière et biologique, éco-construction, création de lieux de vie…). Plus de 120 000 participants ont suivi une formation depuis 2016.

Université Virtuelle Environnement et Développement durable (UVED)

L’UVED est l’une des huit Universités Numériques Thématiques (UNT) soutenues par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche. Son but est de participer à la transition écologique via un accès au savoir et à l’éducation pour tous. Les thématiques y sont variées, mais on peut citer notament la biodiversité, l’environnement, la gestion des ressources naturelle, l’éco-conception et l’éco-technologie.

Alors, qu’est-ce qui vous tente pour cette nouvelle année ? Avez-vous trouvé l’inspiration pour apprendre de nouvelles choses ?